XVIIIe siècle: le siècle des lumières

Posté le 14/08/2016

Ce siècle est aussi celui des parfums. La cour du roi Louis XV était même surnommée «La cour parfumée»

Les eaux de toilette  sont en compétition avec les vinaigres de toilette. Ceux-ci auraient un pouvoir désinfectant.  Il y eut un vinaigre de toilette célèbre: «Vinaigre des quatre voleurs» durant la peste de 1720 à Marseille.  Quatre bandits détroussaient les cadavres.  Il auraient évité la contagion grâce à ce vinaigre et auraient eu la vie sauve en donnant la recette aux autorités.

La grande avancée en parfumerie de ce siècle est «l'eau de Cologne».  C'était une eau fraîche composée de romarin, de néroli, de bergamote et de citron.  Elle était diluée dans le bain, dans du vin, sur le sucre, en bain de bouche, en lavement, en piqûre et en emplâtre.  Son origine demeure controversée.  Deux familles s'affrontent: les Feminis et les Farina.

La version la plus connue part du couvent de Santa Maria Novella à Florence.   Les religieuses préparaient une «Acqua de regina» qui avait un grand succès.  Une certain Giovanni Paolo Feminis utilisa la séduction pour soutirer la recette à la mère supérieure.  comme il était apothicaire à Cologne, il commercialisa l'eau qu'il nomma d'abord «Eau admirable» puis «Eau de Cologne».  Le neveu de monsieur Feminis, Gian Maria Farina développa les affaires de son oncle jusqu'en 1766.  Mais on dit que d'autres Farina ont revendiqué la paternité de l'eau de Cologne. En 1865, quelque 39 boutiques à Cologne arboraient cette enseigne.  Napoléon, quant à lui, consommait l'eau de Cologne sur un sucre.

Il existe une autre version qui date de 1792.  au siège de la banque  Mülhens à Cologne, Wilhelm, le fils du banquier, célèbre son mariage.  Un moine offrit au couple un parchemin contenant une recette d'eau médicinale: «l'Acqua Mirabilis».  Le jeune marié a alors commercialisé l'eau: «4711, la véritable eau de Cologne».

Quant aux contenants, ceux de verre connaissaient un très grand succès en France entre autres avec la manufacture de Baccarat en 1765.  Le cristal devient rapidement renommé et l'est encore de nos jours.  Cependant, les Allemands, les Autrichiens et les Anglais utilisaient davantage la porcelaine.

Ce siècle est aussi celui des «nécessaires».  Ce sont de petits coffrets qui contiennent des flacons remplis d'essences parfumées.  Il y avait aussi dans le coffret un petit entonnoir pour remplir les flacons; il pouvait aussi y avoir des crayons, des brosses à dents et même des gratte-langue et des bâtonnets pour nettoyer les oreilles...