Le parfum depuis le XIXe siècle.

Posté le 07/10/2016

Joséphine était fanatique de parfum -  musc/civette/vanille/ambre - tant que même 70 ans après, on les sentait encore à la Malmaison.

Napoléon, quant à lui et en dépit de son aversion déclarée pour l'atmosphère irrespirable du boudoir de Joséphine, consommait jusqu'à 60 flacons en forme de rouleau par mois d'eau de Cologne de Jean-Marie Farina.  Il disait que cette eau de senteur stimulait sa matière grise.

La ville de Grasse s'imposa à cette époque comme le plus grand centre de production des matières premières d'origine végétale.  Paris, cependant, devint le pendant commerciale de Grasse.

Mais ce qui fit entrer le parfum dans l'ère industrielle c'est la chimie organique.  Celle-ci permit de synthétiser des essences les plus difficiles à extraire ou les essences animales qui impliquaient la mort de l'animal.

La réussite de la parfumerie fut consacrée lors de l'Exposition universelle de Paris de 1900.  C'est à partir de cette époque que l'accent ne fut plus mis essentiellement sur la fragrance; on donna plus d'importance au flacon, à l'emballage et la publicité.

Avec François Coty, on commença à allier des senteurs naturelles à des fragrances reconstituées artificiellement.

C'est aussi à cette époque que les couturiers firent révolution en s'associant à la parfumerie en plus de modifier passablement la garde-robe de la femme entre autres avec la disparition du corset.  Chanel avec son numéro 5...

Les parfums pour hommes prennent leur envol au milieu des années 1900...

 

Source: L'Univers du parfum, de Fabienne PAVIA