Le Moyen Âge

Posté le 31/07/2016

Au XIIe siècle, avec l'accroissement des échanges commerciaux et l'apparition des universités dans les grandes villes - qui ont permis d'améliorer les connaissances sur la fabrication du parfum - celui-ci a repris une place plus enviable dans la vie des rois, des seigneurs et des courtisans.  Ils en découvrirent les vertus d'hygiène et de séduction.  Au Moyen Âge, les bains et les ablutions sont prônées.  C'est à cette époque qu'apparait le pomander: un globe en métal qui laisse échapper le parfum à travers des décorations ajourées.  Ces évaporations semblent avoir des propriétés thérapeutiques pour faire reculer la peste et les épidémies, pour aider la digestion, protéger les organes féminin et soigner l'impuissance.

Venise devient la capitale de la parfumerie.  Parce qu'en ses murs transitent les épices venues d'Orient.  En Europe, depuis longtemps on cultive l'anis, le thym, le basilic, la sauge et le cumin, utilisés en parfumerie.

À la seconde partie du XIVe siècle apparaissent les parfums liquides à base d'alcool et d'huiles essentielles appelés «Eaux de senteur».  La première fut l'Eau de la reine de Hongrie.  Selon la légende, elle aurait été offerte à la reine Élisabeth de Hongrie par un moine alors qu'elle était âgée - 70  ans - et malade.  Après l'avoir ingurgitée, la reine recouvra non seulement la santé, mais elle se trouva également rajeunie. Tellement que le roi de Pologne la demanda en mariage.

C'est avec la découvertes des Amériques au XVe siècle que Venise perdit sa position privilégiée en parfumerie.

Le Moyen Age accordait une grande importance à l'hygiène.  On utilisait les eaux de senteur pour camoufler les odeurs corporelles.

Au XVIIe siècle, le parfum reprend des gallons.  L'engouement est inversement proportionnel à la propretié. On utilise les poudres et les eaux parfumées pour embaumer les visages et les perruques.

C'est en 1656 qu'est créée la «Corporation des gantiers-parfumeurs».  On parfume avec des fragrances puissantes les gants dont l'odeur est nauséabonde à cause des méthodes de tannage des peaux. C'est à ce moment que la distribution des parfums passe des distillateurs, chimistes, apothicaires et droguistes aux gantiers.

Les flacons sont de plus en plus variés, les matières premières se multiplient: jasmin, tubéreuse, rose. 

Le pomander devient plus accessible à tous et reste populaire jusqu'à la fin du XVIII e siècle.

 

Information tirées de «L'univers du parfum» de Fabienne Pavia.